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Baromètre E-santé 2026 : de l’adoption à l’exigence, un tournant pour les soignants

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AuteurPulseLife
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Date27 janvier 2026
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Baromètre E-santé 2026 : de l’adoption à l’exigence, un tournant pour les soignants

Le numérique en santé a franchi un cap. C’est l’un des enseignements majeurs du Baromètre e-santé 2026, réalisé par PulseLife à l’occasion de la 10ème édition des Grandes tendances de la e-santé organisée par Interaction Healthcare.

Réalisé du 1er décembre au 20 janvier auprès de 840 professionnels de santé, représentatif de la population médicale française et issus de la communauté PulseLife, le baromètre confirme l’adhésion massive des soignants au numérique en santé, tout en mettant en lumière une exigence accrue en matière de fiabilité, de sécurité et d’usage dans la pratique clinique.

Le numérique désormais largement accepté par les soignants

Les soignants expriment aujourd’hui une position beaucoup plus mature : la question n’est plus l’adoption, mais la qualité, la fiabilité et l’intégration responsable des outils dans la pratique clinique.

Le baromètre e-santé 2026 confirme une adhésion majoritaire. Plus de 72% des soignants interrogés déclarent avoir une perception positive du développement des technologies numériques en santé, dont 19% très positive. Cette adhésion est encore plus marquée chez les médecins avec 75%. Cette dynamique s’inscrit dans la durée : 61% des professionnels de santé estiment que le numérique occupera une place centrale dans leur pratique dans les dix prochaines années, une proportion qui atteint 65% chez les médecins.

Cette maturité se reflète dans les usages. Les outils historiquement installés sont les mieux maîtrisés, en particulier les outils de formation/e-learning (43%) et les outils de coordination (39%) et de DMP/DPI (25%).

L’IA générative s’impose comme une technologie d’avenir

Parmi les innovations numériques jugées les plus prometteuses à horizon 2026-2036, l’intelligence artificielle générative arrive en deuxième position (67%), juste derrière l’imagerie médicale (76%), devant la robotique avancée (55%) ou encore la réalité virtuelle et augmentée (52%). L’IA générative s’impose ainsi comme une technologie structurante dans la pratique médicale à venir.

54% des soignants et 60% des médecins ont une perception positive de l’IA générative. A l’inverse, seuls 3% n’y voient aucun potentiel.

Les bénéfices attendus sont clairement identifiés et relèvent avant tout d’un usage pragmatique :
- 75% des soignants citent l’IA comme une aide à la rédaction,
- 63% comme un outil de formation continue et mise à jour des connaissances,
- 51% comme un soutien à la décision clinique.

Le numérique est avant tout perçu comme un levier de gain de temps et d’efficacité, destiné à faciliter le travail des soignants, améliorer la précision des diagnostics et contribuer à une meilleure prise en charge des patients. Chez les médecins, la prise en charge des patients arrive d’ailleurs en deuxième position des apports attendus du numérique, juste après la facilitation du travail quotidien.

Formation, sécurité des données et fiabilité : les trois piliers pour une adoption réussie

Les principaux obstacles à l’adoption du numérique ne sont pas d’ordre technologique, mais relèvent avant tout de facteurs organisationnels et humains :
- 71% citent le manque de formation initiale,
- 67% pointent les enjeux de sécurité et de protection des données personnelles,
- 47% évoquent la complexité des outils,
- 46% s’inquiètent du manque de fiabilité scientifique et clinique.

Face à ces enjeux, les attentes vis-à-vis des pouvoirs publics sont claires. Les soignants appellent à un cadre structurant, combinant des formations adaptées, des garanties fortes en matière de sécurité et d’éthique, ainsi que des dispositifs de soutien concrets pour accompagner le déploiement et l’usage des solutions numériques en santé.

Un point de vigilance demeure : la relation soignant-patient

Si les soignants sont enthousiastes quant aux apports opérationnels du numérique, ils demeurent prudents quant à son impact relationnel. Seulement 34% estiment que le numérique améliore la relation soignant-patient, tandis que 40% pensent qu’elle se détériore. Cette tension souligne la nécessité d’une intégration responsable et raisonnée des outils numérique, qui doit être pensée avant tout au service du temps médical afin de préserver la qualité de l’échange, la confiance et la relation humaine.

“Les résultats de ce baromètre traduisent un changement de paradigme : le numérique est désormais intégré chez les professionnels de santé. L’enjeu n’est plus l’adoption, mais la montée en qualité des usages, conditionnée par la formation, la fiabilité des outils et la confiance dans leur intégration au cœur du soin" déclare Grégoire Pigné, médecin oncologue et fondateur de PulseLife.

"Chez PulseLife, notre mission est précisément d’accompagner cette transition en proposant des outils d’IA médicale sécurisés, validés scientifiquement et conçus comme de véritables assistants du raisonnement clinique. Le lancement de l’Expert Médical IA en novembre dernier, qui a recensé plus 200 000 visites le 1er mois, témoigne de l’intérêt des professionnels de santé pour ce type d’outils lorsqu’ils répondent à des exigences de fiabilité et de sécurité" ajoute le Dr Grégoire Pigné, médecin oncologue et fondateur de PulseLife.

"En dix ans, nous sommes passés de la prospective à une réalité tangible : le numérique n’est plus une option pour le système de santé, mais un levier structurant. Le défi de la prochaine décennie sera de garantir que l’innovation reste un facteur de confiance, de sécurité et de souveraineté, afin qu’elle bénéficie pleinement aux professionnels comme aux patients" témoigne Jérôme Leleu, fondateur d’Interaction Healthcare.

  • Méthodologie de l’enquête
  • 📌 Cette enquête a été réalisée du 1ᵉʳ décembre 2025 au 20 janvier 2026 auprès de 840 professionnels de santé issus de la communauté PulseLife (ex-360 Medics), sur la base d'un questionnaire auto-administré sur le web. 
  • 📌 Parmi les professions : 50% de médecins, 23% d'infirmiers, 27% issus d'autres professionnels
  • 📌 Modes d'exercice : 38% hôpital public, 35% libéral/ville, 13% secteur privé, 8% exercice mixte, 6% EHPAD
  • 📌 Top spécialités : 39% médecine générale, 8% gynécologie-obstétrique, 7% anesthésie-réanimation, 6% psychiatrie

👉 Accédez à l'infographie avec tous les résultats ici.

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